retour vers  l’énoncé      …..vers accueil

CORRIGE EXERCICE AUTO-INDUCTION:

1. Étude du phénomène

a)      Compte tenu des tensions que nous voulons visualiser à l’oscilloscope et de la position de la masse du générateur basse fréquence, les branchements à effectuer sont indiqués sur la figure 1.

Figure 1

b) Avec les conventions et orientations rappelées sur la figure 1, nous avons :

.

Ainsi, la tension aux bornes du conducteur ohmique reproduit, à une constante multiplicative R près, les variations de l’intensité du courant.

 

2. a L’additivité des tensions instantanées aux bornes de dipôles en série implique que, à chaque instant :

 ;     donc :     

 

 

b) Quel que soit t, et avec les conventions et orientations précisées sur la figure 1 ci-avant, nous avons, aux bornes de la bobine :

 

Or, L désignant l’inductance de la bobine, la force électromotrice d’auto-induction e est liée aux variations de l’intensité i du courant par la relation :

 ;  par suite :  

 

3.a) La période T de l’intensité du courant est la même que celle de  puisque (c’est d’ailleurs également celle de ).

La figure 2 rappelle le principe de la détermination de T. Sur le document 1 de l’énoncé, nous mesurons alors que :  (1,0 ´ 10-3 s).

Figure 2

b) Soit  la valeur maximale de . L’intensité maximale  du courant traversant le circuit est alors telle que :

;  d’où :  

 

Or, sur le document 1 de l’énoncé, nous mesurons, sur l’axe de droite, que :

Ainsi, avec R = 10 kW = 104 W :

 

  (0,60 mA).

 

 

4. a) Pendant une demi-période où la tension  est positive et approximativement constante, elle vaut environ, en considérant bien l’axe de gauche du document 1 de l’énoncé :

b) Lorsque , la tension  varie, d’après le document 1 de l’énoncé, de  pendant environ une demi-période, soit T/2. Pendant cet intervalle de temps, l’intensité i du courant varie donc de :. Or, sur cet intervalle de temps, i est une fonction affine du temps. Dans ces conditions :

 

 ;avec T = 1,0 ´ 10 - 3 s :      

C’est bien la valeur attendue pour la dérivée de i par rapport au temps.

c) Négliger l’influence de la résistance r de la bobine revient à considérer que :r. << L.

Dans cette hypothèse, l’expression de  écrite au 2. b) devient simplement :;  d’où .

Or, pendant une demi-période où  est à-peu-près constante et vaut environ 0,25 V, . En conséquence, une valeur approchée de L est :

d)Avec r = 10 W et  (cf. 3. b)) :             .

Par ailleurs : ;  donc, avec  :  

Prenons L = 0,1 H et  ; alors :

Comparons maintenant  et  :  = 2,5.10-2 = 3%

 

Comme, de plus, . Par conséquent, dans l’expérience réalisée, le terme “ r i ” de l’expression de  ne dépasse jamais 3 % de la valeur du terme  .

L’hypothèse selon laquelle on peut négliger l’influence de la résistance r de la bobine est donc bien justifiée ici.

 

2. Une application

 

1. Le phénomène visualisé sur le document 2 de l’énoncé est manifestement celui des oscillations libres amorties dans un circuit.

 

2. Pour que des oscillations libres puissent se produire dans un circuit où se trouve une bobine, celui-ci doit nécessairement comporter un condensateur. Le dipôle X est donc un condensateur.

 

3. a)Soit T´ la pseudo-période des oscillations. Sur le document 2 de l’énoncé, nous mesurons que, compte tenu de l’échelle horizontale :

b)Notons C la capacité du condensateur X. La période propre  des oscillations non amorties du dipôle LC est donnée par :

.

En assimilant T´ à , nous avons alors :

 ;     d’où :     

Avec T´ = 2,0 ´ 10-4 s et L = 0,1 H, un ordre de grandeur de C est donc :  (10 nF)

 

retour au début du corrigé

 

retour vers  l’énoncé      …..vers accueil